Le MI 20 : un matériel sur-mesure pour le RER B (partie 2)
- Jérémie ANNE
- il y a 20 heures
- 5 min de lecture
Suite de notre présentation de référence sur le MI 20, nouveau matériel roulant destiné à la ligne B du RER francilien ! Place à la gouvernance et au calendrier du programme ! Note : Copyright des clichés : Jérémie ANNE/Équipe TEM.
La gouvernance du MI 20 : un plan à cinq
Plusieurs acteurs sont impliqués dans la gestion du projet. Le consortium Alstom-CAF assure la conception et la construction du train, avec près de 3000 collaborateurs et 12 sites industriels prenant part au projet. CAF produit les bogies dans son usine espagnole de Beasain. Les voitures à un niveau voient le jour sur le site alsacien de Reichshoffen. Ces deux composants totalisent 38% de la valeur du marché. Alstom est en charge de tout le reste, soit 56% de la valeur du contrat. L'industriel français a placé la réalisation du contrat sur le site de Crespin, où a eu lieu la révélation de la première rame le 7 mai 2026.

La chaîne de production regroupe les étapes telles que la confection des chaudrons, le câblage, l’habillage des voitures, les essais d’infiltration, le garnissage ou la réception. Près de 200 kilomètres de câblages sont nécessaires pour chaque train, avec près de 10 000 points de connexion, souligne Thibaut Deschamps, chef de projet adjoint MI 20 chez Alstom. Les équipes travaillent à un rythme soutenu et la cadence va encore augmenter dans les mois à venir.

Pour les opérateurs, un groupement RATP-SNCF Voyageurs assure l’interface technique. Au sein du consortium, SNCF Voyageurs supervise la conception des Équipements de Sécurité (EQS). La RATP est en charge de tous les autres aspects du train. Le groupement demande « 25 000 documents/livrables » au consortium Alstom-CAF, déclare David Nanteuil, chef de projet MI 20 à la RATP.
Le dernier acteur impliqué est Ile-de-France-Mobilités (IdFM). En tant que financeur, l'autorité organisatrice francilienne s’assure de la bonne marche du projet et déposera les dossiers d’homologation. Des comités de pilotage sont régulièrement tenus, pour passer en revue l'avancement du MI 20. Suite au roulage de la première rame, IdFM se déclare prêt à renégocier le prix du marché, murmure-t-on.

Pour faciliter le travail et diffuser rapidement les informations, un plateau-projet commun aux trois acteurs a été implanté à Val de Fontenay, « dans un immeuble neutre », rassure le chef de projet RATP.
Les EQS : une complexité dans la complexité
Vous souhaitez en lire plus ?
Abonnez-vous à transports-express-metropolitains.com pour continuer à lire ce post exclusif.

