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Le tramway de Montpellier en croissance

À Montpellier, le réseau de tramways déjà très dense s'est encore étendu en 2025, avec un prolongement d'une ligne existante et la mise en service d'une cinquième ligne. Présentation, avec des exclusivités ! Note : Copyright des clichés : Jérémie ANNE/Equipe TEM.


Le tramway de Montpellier : la colonne vertébrale des déplacements montpelliérains


Un bref historique du tramway montpelliérain


En 1995, le principe de la construction d'une première ligne reliant Odysséum à Mosson est voté. Elle est inaugurée le 30 juin 2000 par le maire de l'époque, Georges Frêche. La fourniture du matériel roulant a été attribuée à Alsthom, qui livre son tout nouveau produit : le Citadis, dont les 30 rames de type Citadis 301 constituent les premières unités construites. Leur livrée est appelée Hirondelles, représentant des hirondelles blanches sur le fond bleu des rames. Elle a été conçue par le duo Garouste et Bonetti,

Un Citadis 401
La rame Citadis 401 n°2023. Comme les autres rames, elle est de couleur bleue et arbore la livrée Hirondelles.

Cette signature visuelle dédiée pour chaque ligne devient une caractéristique du tram de Montpellier. D'une longueur initiale de 33 mètres, les rames sont rapidement allongées à 44 mètres suite au succès de fréquentation de la ligne. Elles deviennent à cette occasion des Citadis 401.


Rapidement, une deuxième ligne est entérinée. Reliant St-Jean-de-Védas à Jacou, elle entre en service en décembre 2006. Ici aussi, Alstom a placé son Citadis 302 de 32 mètres de longueur, doté d'une livrée conçue uniquement par Bonnetti à base de fleurs sur le fond rouge des rames. À noter que plusieurs sections terminales sont à voie unique.

Un Citadis 302
La rame Citadis 302 n°2056 de la ligne 2 sur le parvis de la gare de Montpellier-St-Roch. Quatre lignes s'y croisent, avec de nombreuses bifurcations et directions possibles. Pour faciliter l'exploitation, un système de circulation à 10 km/h avec priorité à droite et confirmation de direction a été créé.

Dans la foulée de la deuxième ligne, une troisième est mise en chantier. Elle connecte Juvignac à Lattes et Pérols sur 23 kilomètres depuis avril 2012, avec là aussi des sections terminales en voie unique. Les 20 Citadis 402 de 43 mètres affectées à la ligne sont équipés d'une livrée mise au point par Christian Lacroix.

Le Citadis 402 de la ligne 3
La rame Citadis 402 n°2082, dotée de sa livrée développée par Christian Lacroix.

En complément de cette ligne, une circulaire voit le jour, grande première en France. Grâce à une réorganisation subtile du réseau, notamment de la ligne 2, et à la construction d'un tronçon d'1,2 kilomètre, la ligne 4 assure une boucle autour de l'hypercentre. Une station, Garcia Lorca, fait office de terminus et de station de régulation. Les traminots y prennent également leur pause.

Les Citadis de la ligne 4
Deux des 10 Citadis 302 de la ligne 4. Celui de gauche assure le 4b, dans le sens anti-horaire et celui de droite le 4a, dans le sens horaire des aiguilles d'une montre. Leur livrée doit faire écho au Roi Soleil, et a également été pensée par Christian Lacroix.

2025 : une année faste pour le tramway de Montpellier


Après l'inauguration des lignes 3 et 4, une cinquième ligne est étudiée par Montpellier. Toutefois, Philippe Saurel, maire de Montpellier de 2014 à 2020, stoppe le projet. En parallèle, la construction du CNM (Contournement de Nîmes et Montpellier) voit la construction d'une nouvelle gare monumentale au sud de la métropole. Appelée Montpellier-Sud-de-France, cette gare est construite au milieu d'un nouveau quartier non desservi par le tram, obligeant à la mise en place d'une navette bus jusqu'à Place de France, en correspondance avec la ligne 1. En outre, la ligne 5 est relancée sous la houlette de Mickaël Delafosse et Julie Frêche, respectivement président et vice-présidente Transports & Mobilités de Montpellier Méditerranéenne Métropole.


En outre, la remise à niveau technique du réseau est engagée. La vice-présidente souligne que les réseaux de Nantes ou Grenoble engagent entre "800 000 et 900 000 euros par an d'entretien du réseau". Durant le mandat précédent, Montpellier était descendu à 200 000 euros par an. L'équipe dirigeante s'est retroussée les manches, en mettant en place des stratégies pour des renouvellements de voies ou des systèmes d'exploitation. À noter que la construction d'un troisième dépôt devrait être prochainement engagée, souffle-t-on.


La ligne 1 à Sud-de-France

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